Toute personne évaluant ou mettant en œuvre des robots autonomes dans ses opérations sera rapidement confrontée à un vocabulaire technique issu de la recherche, souvent mal expliqué. Ce glossaire de robotique résume les termes les plus importants, de manière à être compréhensible par les responsables d'exploitation, les gestionnaires d'installations et les acheteurs qui ne sont pas ingénieurs en robotique.
Les termes sont regroupés par thèmes : navigation et technologie, gestion et exploitation de flottes, composants matériels, concepts de déploiement.
Navigation et technologie
AMR — Robot mobile autonome
Un robot mobile autonome (AMR) se déplace de manière indépendante dans son environnement, sans s'appuyer sur des rails de guidage fixes ni sur des aimants. Il crée une carte de son environnement, planifie ses itinéraires et évite dynamiquement les obstacles. Ce terme distingue les AMR des systèmes AGV/FTS traditionnels.
AGV / FTS — Système de transport automatisé par véhicule à guidage automatique / sans conducteur
Un système de transport classique qui se déplace le long de systèmes de guidage physiques : bandes magnétiques au sol, câbles de guidage ou lignes optiques. Les AGV sont moins flexibles que les AMR car toute modification de leur trajectoire nécessite des aménagements physiques. Ils restent néanmoins largement utilisés dans de nombreuses opérations logistiques.
SLAM — Localisation et cartographie simultanées
Le SLAM est la méthode par laquelle un robot crée simultanément une carte de son environnement et s'y repère. Initialement, le robot ignore tout de l'aspect de son environnement et de sa position exacte ; il déduit ces informations en temps réel à partir des données de ses capteurs. Le SLAM constitue la base de la navigation autonome sans infrastructure préinstallée.
LiDAR — Détection et télémétrie par la lumière
Le LiDAR est un scanner laser qui mesure la distance aux obstacles en émettant et en recevant des impulsions laser. Il en résulte un nuage de points 2D ou 3D précis de l'environnement. Dans les robots autonomes, le LiDAR est le capteur principal pour la détection d'obstacles et la navigation. La plupart des robots mobiles autonomes commerciaux utilisent un LiDAR 2D pour la navigation de base.
Cartographie
Avant qu'un robot puisse se déplacer de manière autonome, il doit créer une carte numérique de son environnement. Cette étape s'appelle la cartographie. L'intégrateur pilote manuellement le robot dans la zone une première fois, créant ainsi la carte. Toute modification ultérieure du bâtiment (ajout d'étagères, réaménagement des pièces) nécessite une mise à jour de la carte.
Navigation autonome
La navigation autonome décrit la capacité d'un robot à calculer et à exécuter de manière indépendante sa position cible, son itinéraire et l'évitement des obstacles. Elle repose sur les technologies SLAM, LiDAR et les algorithmes de planification de trajectoire (par exemple, A*). La navigation autonome diffère du contrôle à distance.
Évitement d'obstacles (détection et évitement d'obstacles)
Un robot doté d'un système d'évitement d'obstacles détecte les obstacles mobiles et fixes (personnes, palettes, portes) et les contourne ou attend que le passage soit libre. Cette capacité est essentielle pour une circulation sécurisée dans les zones piétonnes. Les capteurs généralement utilisés comprennent le LiDAR, les ultrasons et les caméras de profondeur (caméras 3D).
Geofencing
Le géorepérage définit des limites virtuelles sur la carte que le robot ne franchira pas — par exemple, les portes, les zones à fort passage ou les zones réglementées. Les paramètres de géorepérage sont configurables par logiciel et font partie du processus d’installation réalisé par l’intégrateur.
Gestion et exploitation de la flotte
Gestion de Flotte
La gestion de flotte désigne le contrôle, la surveillance et la coordination centralisés de plusieurs robots fonctionnant simultanément. Le logiciel de gestion de flotte affiche en temps réel l'état de tous les appareils (position, niveau de batterie, tâche, erreurs) et attribue les tâches. La gestion de flotte est recommandée pour deux robots ou plus opérant dans la même zone afin d'éviter les collisions et les blocages. Par exemple, un centre commercial pourrait utiliser deux robots Gausium Phantas pour des zones différentes ; sans gestion de flotte, les deux robots planifieraient le même passage dans la même allée au même moment et se bloqueraient mutuellement.
Coordination multi-robots
Lorsque plusieurs robots opèrent dans la même zone, ils doivent se « voir » et coordonner leurs itinéraires. Ils communiquent via la plateforme de gestion de flotte ou directement par Wi-Fi. Sans coordination, les robots risquent de se bloquer mutuellement ou d'effectuer des détours inutiles.
Mise à jour OTA — Mise à jour par voie hertzienne
Les mises à jour à distance (OTA) permettent de mettre à jour le logiciel et le micrologiciel du robot via une connexion réseau, sans accès physique à l'appareil. Pour les gestionnaires de flottes, cela signifie que les correctifs de sécurité, les nouvelles fonctionnalités ou les mises à jour cartographiques peuvent être déployés de manière centralisée. Une connexion Wi-Fi stable sur le lieu de déploiement est requise.
RaaS — Robot en tant que service
Le RaaS est un modèle opérationnel où vous ne vendez pas un robot, mais le louez via un abonnement mensuel. Celui-ci inclut généralement l'appareil, la maintenance, les logiciels et l'assistance. Ce modèle préserve la trésorerie, évite les risques d'amortissement et transfère la responsabilité technique au fournisseur. SEBOTICS Le service RaaS est proposé via le modèle SERC.
SLA — Accord de niveau de service
Un accord de niveau de service (SLA) définit contractuellement les délais d'intervention et de réparation en cas de panne d'un robot, les intervalles de maintenance planifiés et la disponibilité garantie des pièces détachées. Un SLA clair est essentiel pour les applications critiques en production.
Uptime
Le taux de disponibilité décrit la proportion de temps pendant laquelle un robot est opérationnel et prêt à l'emploi. Un robot de nettoyage avec un taux de disponibilité de 90 % est actif pendant 90 % de ses heures de fonctionnement prévues. Les spécifications du fabricant font souvent référence à des conditions idéales ; en pratique, les valeurs sont généralement inférieures pour les appareils bien entretenus.
Matériel et composants
Station d'accueil (station de recharge)
La station d'accueil recharge la batterie du robot. Les robots modernes retournent automatiquement à la station lorsque leur batterie est faible, se rechargent, puis reprennent leur fonctionnement. L'emplacement et l'accessibilité de la station de recharge font partie intégrante de la planification de l'installation.
charge utile
La charge utile indique la charge maximale qu'un robot de transport peut déplacer. Le Juno AX6113, par exemple, est conçu pour le transport sur table, tandis que le T300 peut transporter jusqu'à environ 300 kg en intralogistique. Les spécifications de charge utile du fabricant s'appliquent dans des conditions idéales ; la charge réelle peut être inférieure sur des pentes, des surfaces irrégulières ou en cas d'accélérations/freins fréquents. Par conséquent, une entreprise de logistique disposant de matériel roulant lourd est plus susceptible d'utiliser un Juno Lift ou un T300, tandis que le transport de charges plus légères est plus courant dans le secteur de l'hôtellerie-restauration. JunoBot AX6113 prend le relais.
Caméra 3D / caméra de profondeur (capteur de profondeur)
Les caméras de profondeur mesurent non seulement la couleur, mais aussi la distance à chaque pixel. Elles aident les robots à détecter les obstacles à différentes hauteurs, y compris des objets qu'un scanner LiDAR 2D (qui ne scanne qu'un plan horizontal) ne pourrait pas détecter. Les vitres et les surfaces réfléchissantes peuvent saturer les caméras de profondeur.
IMU — Unité de mesure inertielle
L'IMU mesure l'accélération et la rotation du robot sur tous les axes. Elle complète le LiDAR et l'odométrie pour la détermination de la position, notamment lorsque le robot ne dispose pas temporairement de données de capteurs fiables (par exemple, dans des virages serrés ou en cas de vibrations).
Odométrie
L'odométrie est l'estimation de la distance parcourue à partir des rotations des roues. Simple et rapide, elle n'en demeure pas moins sujette à l'accumulation d'erreurs au fil du temps (patinage des roues, variations de l'état de la chaussée). C'est pourquoi, dans les robots mobiles autonomes modernes, l'odométrie est systématiquement combinée à d'autres capteurs (LiDAR, centrale inertielle).
Concepts et processus de déploiement
Étude du site
Avant l'installation du robot, l'intégrateur effectue une étude de site. Celle-ci évalue l'adéquation de l'environnement d'exploitation en examinant des facteurs tels que le revêtement de sol, la couverture Wi-Fi, la hauteur des seuils, les passages étroits et les conditions d'éclairage. Les résultats sont ensuite pris en compte pour recommander le modèle de robot approprié et élaborer le plan d'installation.
Pilote (phase pilote)
Durant la phase pilote, un ou plusieurs robots sont testés en conditions réelles d'utilisation avant tout déploiement à plus grande échelle. L'objectif est de valider le scénario de déploiement, d'optimiser la configuration et d'évaluer l'adhésion de l'équipe. SEBOTICS La phase pilote fait partie intégrante du processus de déploiement.
Sortir
Le déploiement à grande échelle fait suite à un projet pilote réussi, c'est-à-dire l'introduction de plusieurs robots sur un ou plusieurs sites. Un déploiement structuré comprend la formation des employés, la documentation, les contrats de niveau de service (SLA) et la mise en place d'un système de gestion de flotte.
ROI — Retour sur investissement
Le retour sur investissement (RSI) indique à quel moment l'investissement dans un robot est rentabilisé. Le calcul prend en compte les coûts d'acquisition ou de location, les heures de travail économisées, les coûts d'exploitation et de maintenance. En règle générale, la surface réellement couverte par les robots de nettoyage représente environ 60 à 70 % des valeurs indiquées dans la fiche technique ; il convient d'en tenir compte dans le calcul du RSI.
Case Study
Le cas d'utilisation décrit l'application spécifique : quel robot, dans quel domaine et pour quelle tâche. Les différents domaines d'application (nettoyage, transport, soins, hôtellerie) ont des exigences différentes en matière de modèle, de configuration et d'intégration du robot. Un cas d'utilisation clairement défini avant l'achat permet de réduire les coûts d'adaptation ultérieurs.
QFP
Quelle est la différence entre un AMR et un AGV ?
Les AGV suivent des trajectoires fixes (aimants, lignes) et leur flexibilité est limitée. Les AMR naviguent librement grâce à des cartes et des capteurs, s'adaptent aux changements d'environnement et évitent dynamiquement les obstacles. Les AMR sont plus complexes à mettre en place, mais beaucoup plus flexibles à l'usage.
N'importe quel robot peut-il utiliser le SLAM ?
Le SLAM est une fonctionnalité standard des robots mobiles autonomes modernes. Cependant, les modèles plus anciens ou moins chers utilisent des méthodes de navigation simplifiées, sans SLAM complet. Lors de l'achat, il est judicieux de se renseigner sur la méthode de création des cartes et sur la stabilité de la navigation en fonction de l'environnement.
De quoi ai-je besoin pour la gestion de flotte ?
Une infrastructure Wi-Fi stable dans la zone opérationnelle, un logiciel de gestion de flotte (souvent fourni par le constructeur) et un processus défini de répartition des tâches sont nécessaires. Pour les petites flottes (1 à 2 robots), le logiciel natif du constructeur est généralement suffisant. Pour les flottes plus importantes ou les opérations multisites, une plateforme dédiée est recommandée.
Quel est le coût du RaaS par rapport à un achat direct ?
Cela dépend du modèle, de la durée du contrat et des services inclus. Le RaaS est particulièrement adapté lorsque la trésorerie doit être préservée, que le cas d'usage est encore en phase de test ou que la responsabilité complète de la maintenance doit rester à la charge du fournisseur. Une comparaison directe avec un achat peut être effectuée lors de la consultation initiale.
Combien de temps dure une étude de site ?
Pour un site unique de superficie raisonnable, une inspection prend généralement entre une demi-journée et une journée complète. La durée de l'intervention augmente avec le nombre d'étages, la complexité du bâtiment et le nombre de robots prévus.
Autres sujets
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